Depuis le mois de juin 2010, les préservatifs qui reviennent moins chers aux populations se font de plus en plus rares. Aussi bien à Lomé qu’à l’intérieur du pays, il est difficile de se procurer ce latex qui protège contre d’éventuelle infection au VIH-Sida et aux IST. La situation inquiète les associations de lutte contre le SIDA.
Le constat est fait par ces associations au niveau des distributeurs agréés mais aussi chez les petits détaillants. Cette pénurie persiste et chez certains vendeurs le prix du préservatif (Protector Plus Nouveau) l’un des plus accessibles a doublé. Au centre de jeunes ATBEF de Lomé on nous a confié que depuis plus de 5 mois le centre n’est plus fourni aux quantités habituelles. On vous donne juste un petit nombre et on vous demande de gérer. Comment peut-on gérer un stock au moment où la demande est supérieur à plus de 5 fois l’offre a laissé entendre un jeune volontaire du centre.
Pour le réseau des personnes vivants avec le VIH-Sida au Togo RAS Plus c’est inadmissible. “Cette situation va quand même mettre en cause tout ce que nous avons obtenus comme acquis dans le lutte contre le VIH-Sida” a regretté augustin DOKLA le président de RAS Plus avant de poursuivre ” si nous sensibilisons les gens, si nous disons aux personnes vivants avec le VIH de ne pas avoir des relations non protégées et que aujourd’hui le préservatif n’est pas accessible les personnes ne vont pas se sevrer, je pense quand même que c’est dommage” a-t-il conclut.
C’est de nouvelle infection qui se pointent à l’horizon déduit Simplice ANATO, le coordonnateur de l’ONG Arc-en-ciel intervenant dans le domaine. Le scénario de résistance des virus n’est pas à exclure car faute d’utilisation de préservatif, il peut y avoir des échanges de virus entre les PVVIH.
La stabilité de l’infection à VIH constaté au Togo depuis trois ou quatre ans est en voie d’être remise en cause? Vivement que les autorités en charge de la santé publique s’investissent pour renverser la tendance.