A Kpalimé ville située à 120 km de Lomé la grippe aviaire n’est pas méconnue. la population est au courant de la présence du virus au Togo, pourtant ne craint pas l’épizootie. Pour population de la préfecture de Kloto, tant que la grippe n’est pas signalé dans leur ville il continuera par consommer de la viande de volailles et ses dérivés.
Selon un responsable de cafétéria installé à l’entrée de la ville, les œufs marches toujours fort chez lui. Il nous a confié que les gens ne s’en privent pas. La grippe aviaire est à Aného, c’est loin de chez nous, nous ne sommes pas menacés a t-il conclu.
Dans le même cafétéria nous avons rencontré un jeune collégien qui nous a émerveillé par sa profonde connaissance de l’influenza aviaire. N’étant pas un spécialiste mais il maîtrise les modes de contaminations et surtout les mesures d’hygiène pour éviter la maladie. Il a analysé la situation du Togo en ces termes « combien de volailles élevons-nous pour que la grippe aviaire se propage dans le pays ? regardez le Nigeria il a des milliers de fermes avicoles, c’est normal qu’il soit beaucoup plus touché ».
Malgré le calme qu’on remarque chez la population, les gargotières se plaignent. Selon elles les gens n’aiment plus manger les produits dérivés de la volaille notamment les ailes de dindes. Faux rétorque un conducteur de taxi à qui nous avons posé la question. « Moi je viens juste de terminer mon plat de riz avec un aile de dinde. J’y étais avec des confères qui ont pris des cuisses de poulet et même des croupions ». Il nous a même certifié que les marchés de volailles comme cela a toujours été le cas, c’est-à-dire les mardis et les samedis.
Au marchés, les commerçants ne savent pas grandes choses sur cette grippe. La grippe aviaire est une maladie qui tue les poules et est actuellement détecté au Togo « point ». Comment se transmet la pathologie ? Que faire pour l’éviter ? Sont-elles exposées ? Rien, elles ignorent tout cela. Ce qui confirme le fait que toutes les couches de la société ne sont pas encore touchées par les campagnes de sensibilisation. Beaucoup de choses restent à faire.