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LE TOGO ET LA MENACE DE LA GRIPPE AVIAIRE 0 24 avril 2007

Classé dans : sécurité alimentaire — kayi @ 11:24

Depuis l’infection en 2006 des pays de la CEDEAO (la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest) de la grippe aviaire Le Togo et sa filière avicole ont reçu un coup dur. La première incidence c’est le refus catégorique de la population à la consommation de la viande de volaille et dérivés. La seconde, le gel des activités des aviculteurs ce qui a conduit à la fermeture de certaines unités de productions.

Face à la férocité de l’épizootie le gouvernement togolais n’a pas fait les choses à moitié. Il a pris des mesures qui jusqu’ici mettent le pays à l’abri de la maladie. Selon le directeur de l’élevage et de la pêche, Séïbou Adow SONHAYE la première démarche est l’interdiction d’importation des produits aviaires des pays touchés par la grippe; puis s’en est suivi la mise en place du comité de lutte contre la grippe aviaire. ce comité a élaboré le plan stratégique de lutte au Togo et créé le comité technique, ce dernier a mis sur pied un réseau épidémiologique qui surveille au jour le jour l’évolution de la maladie. En 2006 le Togo a connu 4 alertes de foyer de grippe aviaire qui heureusement se sont révélées fausses. Le cas le plus sérieux a été celui de KABOU SARA (une localité au nord du Togo) où des abattages de volailles ont été opérés à titre de préventif. Après des analyses en Côte d’Ivoire et en Italie les résultats sont révélés négatifs. Les activités qui rentrent dans le programme de lutte contre la grippe aviaire prévoient la sensibilisation des couches sociales vulnérables et le renforcement des capacités des aviculteurs sur les mesures bio-sanitaires d’une unité d’élevage. En ce qui concerne la sensibilisation, les messages sont plus axés sur comment faire la cuisson de la viande de volaille et œufs avant consommation et aussi sur quelle attitudes à tenir face aux volailles (domestique ou sauvage, mort ou vivant ). Mais ce qu’on remarque aujourd’hui c’est que le porc est aussi un vecteur de l’influenza aviaire pourtant les campagnes faites au Togo ne mentionnent pas cet aspect non négligeable de la chose quand on sait qu’une bonne partie de la population togolaise adore la consommation de la viande de porcs. Pour les associations de défense du droit des consommateurs cette « négligence » est très dangereuse car il n’y toujours pas un traitement antiviral contre l’épizootie. Malgré le fait que le Togo est aujourd’hui indemne de la maladie ne l’exclu pas d’une possible infection. Selon le représentant de l’UNICEF au Togo le docteur Narcisse de MEDEIROS le Togo est toujours sous la menace de la grippe aviaire du fait que des pays voisins sont déjà touchés. Il a indiqué « la porte d’entrée aujourd’hui c’est la volaille et on exige pas de visa aux volailles aux frontières (…) avec la permissivité de nos frontières pour les populations riveraines, avec aussi certaines volailles sauvages qu’on ne peut pas nécessairement contrôler on n’est pas à l’abri d’un risque même si le pays n’est pas encore touché ».Au vue de cette réflexion il est impératif que le pays redouble de vigilance et revoie sa stratégie de sensibilisation ; car jusqu’à preuve du contraire seule une prévention efficace et efficiente peut éviter au Togo les « catastrophes » du Burkina, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Nigeria. Rappelons que la grippe aviaire ou pour mieux la nommer l’influenza aviaire st une pathologie qui au départ n’infecte que les oiseaux mais depuis 1997 le virus a muté et attaque les êtres humains. Depuis lors le virus H5N1 a touché 259 personnes dont 166 décès dans 55 pays de part le monde.

 

 

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